Doctorat

Faire une thèse au sein du LBNC

Le LBNC est membre de l’École Doctorale “Culture et Patrimoine” (ED 537). Contrats doctoraux ministériels, contrats spécifiques de la fédération de recherche Agor@ntic, conventions CIFRE, les modes de financement d’une thèse sont nombreux.

Merci de prendre l’attache des maîtres•ses de conférences habilité•es à diriger des recherches ou professeur•e•s du LBNC.

Un rapide CV et la présentation d’un projet de thèse en lien avec les objets de recherche de l’encadrant identifié vous permet de nous solliciter.

Thèses en cours

Audrey BOICHARD – Régulation et concurrence dans l’assurance maladie en asymétrie d’information

Sous la direction de P.-H. Morand.

Le développement des réseaux de soins coordonnés (managed care organisations), caractérisés par des effets indirects de réseau, doit permettre de contenir les dépenses de santé en intégrant le réseau des prestataires de soins à l’assurance santé. Dans ce contexte, nous analysons les effets de l’introduction de concurrence par rapport à une situation de monopole régulé. Nous nous demandons également ce que modifie la prise en compte des coûts de changement que supportent les assurés quand ils décident de changer d’assureur en présence d’effets indirects de réseau. De plus, comme la fonction d’assurance, la fonction d’assurance santé a la particularité d’être exercée dans un contexte incertain. Des asymétries d’information dans la relation assureur-assuré notamment existent. Dans cette situation, nous cherchons à déterminer la forme du contrat d’assurance santé optimal et comparons les contrats qui résultent d’une situation de monopole public et de celle d’un duopole régulé.

Noémie FEVRAT – Réélection ou rotation ? Reconstitution automatique de trajectoires politiques et réformes de la représentation démocratique

Sous la direction de G. Marrel et V. Labatut (L.I.A.). Contrat doctoral de la F.R. Agorantic

Le sujet de thèse articule sociologie du personnel politique d’une part et extraction, traitement et analyse de données, d’autre part. Il porte sur la longévité du personnel politique et les réformes électorales de limitation de la rééligibilité dans les démocraties contemporaines. Le projet de loi sur la moralisation de la vie publique porté par le Garde des Sceaux français début juin 2017 prévoyait la limitation du “cumul dans le temps” en réduisant à trois le nombre de mandats identiques successifs des membres d’exécutifs locaux et des parlementaires. Cette mesure de “dé-professionnalisation politique” désormais intégrée au projet de réforme constitutionnelle de La République en Marche rouvre un débat historique, marqué jadis par l’éloquence de Robespierre, sur le bon tempo démocratique et l’alternative entre rotation et compétence des “élu.e.s du peuple”. La thèse associe objectivations quantitatives et analyses qualitatives : elle vise à saisir les pratiques d’appropriation durable des mandats représentatifs et des fonctions exécutives, les usages et les effets de la longévité électorale (Marrel and Payre, 2006), afin d’évaluer les controverses relatives à la professionnalisation politique (Boelaert et al., 2017) qui préparent une éventuelle limitation de la rééligibilité en France.

 

Caroline FAURE – Le particularisme des travaux publics en droit administratif

Sous la direction de D. Costa.

Au sein du droit administratif, la matière des travaux publics se distingue par un particularisme protéiforme. Initié et exploité par le juge administratif, celui-ci a permis le développement de l’action publique dès la Révolution française. Toutefois, une approche confrontant passé et présent permet de dévoiler une réduction des fonctions de ce pan si original du droit administratif.

Mathilde FAVRE ARTIGUES  – Le temps travaillé

Sous la direction de F. Petit.

Thèse sous contrat  CIFRE au sein de la société STmicroelectornics.
Confronté au besoin de flexibilité de l’entreprise et aux nouvelles technologies, l’évolution du temps de travail reste un enjeu de performance sociale et économique, vectrice d’emploi et un enjeu de protection des salariés. La recherche d’un meilleur équilibre entre ces deux objectifs semble complexe mais nécessaire.

Louis GÉRARD-BENDELE – Le temps de travail ordinaire des députés à l’heure de l’e-calendar. Sociologie des agendas personnels et des emplois du temps des parlementaires

Sous la direction de G. Marrel

Thèse sous contrat doctoral

Très médiatisés, le travail politique quotidien et l’emploi du temps des politiques restent paradoxalement peu connus. L’agenda des représentants et des dirigeants politiques demeure un dispositif « invisibilisé ». Cependant, l’agenda peut être saisi comme un observatoire qui donne à voir « ce qu’il faut faire » en l’état actuel des croyances et des pratiques politiques pour « représenter ». Partant, l’entrée massive de députés issus de la « société civile » en 2017 change-t-il ce rapport à la représentation ? L’étude du rapport au temps des députés permet d’entrer dans leur pratiques quotidiennes et dans la construction de leur(s) rôle(s) politique(s). L’angle agendaire permet donc d’appréhender les évolutions et les continuités du « métier » de député sous l’actuel quinquennat (face à des changements sociologiques et institutionnels en cours) .
L’agenda sera d’abord saisi comme un dispositif technique de gestion personnelle et collective de l’activité quotidienne et à venir de l’élu. Mais aussi comme corpus permettant une analyse de contenu comparée d’emplois du temps de parlementaires. Et enfin, comme dispositif de communication publique et de mise en scène du travail politique individuel renforcé par les outils numériques.
Cette thèse se base sur deux enquêtes ethnographiques menées auprès de députés actuellement élus, complétées par un ensemble d’entretiens semi-directifs auprès de députés et de collaborateurs parlementaires.